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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: lun. 16 juin 2014 23:11:59

LA MOSQUÉE DE BOU JLOUD

Cette mosquée almohade, située dans l'ancienne Kasba de Bou Jloud,
(actuellement entre la fin de l'esplanade de Bou Jloud et la porte de Bou Jloud) est un des plus anciens monuments de Fès. C'est l'une des dix-sept "mosquées-cathédrales" de Fès où l'on dit la prière solennelle du vendredi et l'une de celles où le Sultan assistait à la prière.

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(Photographie non signée et non datée)


La prière de midi, le vendredi revêt une particulière solennité : à l'heure dite, les croyants se réunissent en nombre dans chacune de ces dix-sept mosquées où la prière est suivie d'un prône : on les nomme mosquées à « khotba » (sermon, discours) ou encore mosquées-cathédrales à cause de la chaire sur les degrés de laquelle monte le prédicateur.

Les revenus de la Halle aux grains du Talaa servaient à rémunérer le prédicateur de la mosquée de Bou Jloud

Pièces jointes: Mosquée de Boujeloud a.jpg (346.8KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 27 juin 2014 18:56:58

LA MÉDERSA SAHRIJ



La médersa Sahrij a été construite, près de la mosquée des Andalous par le prince héritier Abou el Hassan, entre 1321 et 1323, pendant que son père le Sultan Abou Saïd faisait bâtir la mosquée de Fès-Jdid.

Habituellement, le plan de toute médersa se répartit en trois parties :
1) une cour centrale formant patio agrémenté d'une vasque ou d'un bassin, parfois des deux.
2) une salle de prières donnant sur cette cour et la prolongeant ; cette salle est pourvue d'un mihrab
3) tout autour sont réparties les chambres pour les étudiants.


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(Photographie du service photographique de la Résidence 1929/1930)

A Sahrij, la partie réservée au logement des étudiants s'étend sur le rez de chaussée et un étage. En plus des logements, il y a une médersa annexe : Sbaiyin et une maison d'hôtes, le Dar Habi Habasa qui était destiné, paraît-il, aux parents des étudiants.

Des sommes considérables furent absorbées par la construction et les revenus de habous importants lui furent attribués. Elle est considérée comme un de plus beaux vestiges de l'art hispano-mauresque du XIV ème siècle.

La photo est prise de la porte d'entrée située dans l'axe de la salle de prières (que l'on distingue au fond). Au centre de la cour rectangulaire, longée de galeries sur les deux côtés, un grand bassin, plus long que large. Le sol, les soubassements des murs, les piliers sont revêtus de mosaïques, de zelliges couronnés par des frises de motifs épigraphiques, floraux ou géométriques

Lors de la construction, elle était entièrement enluminée, de haut en bas, bois et plâtres

Pièces jointes: 352 Medersa Sahridj a.jpg (385.8KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: sam. 28 juin 2014 00:23:17

CIMETIÈRE JUIF DE FÈS



Situé au sud du Mellah, ce cimetière -actuel- date de la fin du XIX ème siècle. Il apparaît peu peuplé et sa partie orientale n'a été, pendant longtemps, qu'un simple terrain vague qui servait aux jeux des jeunes du Mellah.


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(Photographie non datée et non signée mais certainement autour de 1915 et peut-être de Haïm David Serero - carte postale identique- )

L'ancien et premier cimetière juif était situé, un peu plus à l'ouest, à quelques centaines de mètres de là, près de la porte de Bab Lamer, à peu près à l'emplacement de l'entrée actuelle de l'esplanade qui mène à la porte monumentale du Palais royal.

Etabli sur un terrain donné par Lalla Mina, fille du sultan, ce cimetière était la propriété de la communauté juive depuis l'année 1500 environ et les rabbins venus d'Espagne y étaient enterrés.

En 1877 le Sultan Moulay Hassan exige que la communauté juive déterre ses morts car il désire construire des bâtiments pour agrandir son palais.

Au reçu de cette injonction, les dirigeants de la Communauté et le Grand Rabbin entament des démarches auprès du Sultan et alertent les représentants des puissances européennes pour garder leur cimetière, avec apparemment un succès temporaire.

Mais après cette tentative avortée de 1877, le Sultan expropria définitivement le cimetière juif de Fès en 1888.

Il semble qu'il avait déjà récupéré trois ans avant la partie la plus ancienne du cimetière, mais jugeant ce terrain insuffisant, le Sultan envoie le premier jour du mois de nîsan (entre mars et avril) 1888 la garde impériale pour exhumer les corps des défunts. Chaque famille se précipite alors pour récupérer les ossements de leurs parents et de leurs proches, afin de leur donner une sépulture ailleurs : « un marécage plein d'eau » fut assigné par les autorités comme nouveau cimetière en échange de l'ancien. C'est l'origine du cimetière actuel de la communauté juive de Fès

On remarquera que le commentaire d'Alfred Bel que j'ai cité sur la première photo de cette rubrique ignore l'existence d'un premier cimetière:
"C'est dans ce champ des morts que sont enterrés les Israélites de Fès depuis que le souverain Merinide Yacoub ben Abdelhaqq à la fin de notre XIII° siècle, fit construire le quartier Juif ou Mellah sur l'emplacement qu'il occupe aujourd'hui".

Pièces jointes: Cimetière juif a.jpg (324.6KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: sam. 28 juin 2014 15:06:41

LA PLACE NEJJARINE


L'un des endroits les plus pittoresques de Fès, longuement décrit par Pierre Loti dans son livre « Au Maroc » publié en 1890 aux éditions Calmann Lévy.

Loti, parle d'un lieu qui " semble un lumineux décor des Mille et une Nuits", sans d'ailleurs jamais citer le nom de Nejjarine.


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(Photographie du Service photographique de la Résidence. 1929.)
La description de Loti diffère un peu de ce que l'on peut voir sur la photographie, mais elle date de 1889, et en 1916 la fontaine et l'entrée du fondouk ont été rénovées.

Voici ce qu'il écrit :

« Là, tout à coup, s'élargit la rue étroite et obscure ; s'élargit en éventail, formant une sorte de place triangulaire où un rayon de soleil tombe d'un coin de ciel bleu. Le fond de cette petite place, est orné en son milieu d'une fontaine jaillissante : un arceau de mosaïques, qui est plaqué sur le mur d'angle d'une maison en saillie et d'où sortent deux jets d'eau tombant dans un bassin de marbre ; - tout cela si antique, si déformé, si déjeté, qu'il n'y a pas de mots pour exprimer des aspects de vétusté pareils – A droite de la fontaine, une ruelle pavée en casse-cou monte en pente raide et s'enfonce dans le noir sous une voûte écrasée et sinistre.

A gauche, une inimitable porte monumentale, plus belle qu'aucune porte de la ville, qu'aucune porte de mosquée – et du reste ne menant nulle part, que dans une cour triste. C'est une immense ogive, enguirlandée des plus rares arabesques, des plus fines mosaïques. Au dessus de cette entrée passe une large bande horizontale d'inscriptions religieuses, en faïences, lettres noires sur fond blanc. Au dessus encore, une série de petites ogives alignées, et remplies chacune d'arabesques différentes, fouillées en broderie, en dentelle – les unes à très grands dessins, alternant avec d'autres à dessins très petits, de façon à accentuer encore la variété savante de l'ornementation.

Et plus haut encore, un indescriptible couronnement en stalactites déborde sur la place, formant comme un linteau très saillant, comme une marquise. Toutes ces stalactites, absolument régulières et géométriques, s'emboîtent les unes dans les autres, se recouvrent, se superposent en masses d'une complication extrême ; par endroits, on dirait les mille compartiments d'une ruche d'abeilles ; ailleurs, plus haut, cela semble des pendeloques de givre. Et l'ensemble de toutes ces choses si soigneusement travaillé forme des séries d'arceaux d'une courbure charmante festonnés merveilleusement. Une couche de poussière terreuse éteint les couleurs des faïences ; toutes les fines sculptures sont écornées, noirâtres, mêlées de toiles d'araignées et de nids d'oiseaux. Et cette sorte de porte de fées donne naturellement l'impression d'une antiquité extrême, comme du reste cette fontaine, cette place, ces pavés, ces maisons croulantes, comme toute cette ville, comme tout ce peuple … Du reste, l'art arabe est tellement mêlé pour moi à des idées de poussières et de mort, que je ne me le représente pas bien aux époques où il était jeune, avec des couleurs neuves ... »

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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: sam. 28 juin 2014 17:17:27

FONDOUK NEJJARINE

Le Fondouk Nejjarine a été construit au XVIII ème siècle par l'amin Adiyil

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( Photographie de Joseph Boushira, photographe à Fès. Non datée mais probablement dans le début des années 1920. - absence de fils électriques présents en 1929 ! -)

Après la description de l'entrée du fondouk Nejjarine, par Pierre LOTI, voici celle d'André CHEVRILLON dans « Crépuscule d'Islam » publié en 1906, chez Hachette et Cie, Paris.


« Ailleurs, toujours dans le quartier de misère grouillante, sur une place où les mules attendent, c'est une admirable fontaine qui doit être contemporaine des mosquées de Fès-Jdid …. A côté de la fontaine, et dans la même place qui sert aux plus humbles marchés, s'ouvre un vieux fondak dont la porte peut compter parmi les chefs-d'oeuvre de l'art musulman. C'est une arche dont le fer à cheval dentelé s'enveloppe d'abord d'une grande auréole de rayons, puis de rectangles inscrits l'un dans l'autre, les premiers décorés de l'entrelac superbe et serré – noir sur blanc – d'une inscription coranique, les autres enguirlandés, gaufrés d'une sinueuse confusion d'arabesques.

Et puis, rang sur rang, des légions de niches en ogive, de plus en plus petites et dédoublées, à mesure qu'elles s'élèvent et commencent à déborder avec le prodigieux auvent, peu à peu muées, dans ce dessous obscur et confus, en millier d'alvéoles, en fantastique rucher qui surplombe. Et tout cela qui fut multicolore, décoloré, enfumé, noirci, sauf quelques affleurements ou traces de rouge et d'azur tendre et vif …

A Tolède et Grenade, au cœur des plus vieux quartiers, on montre à ceux qui viennent de bien loin les voir, des fontaines et des arches qui ressemblent à celles-ci, inertes vestiges au sein d'aujourd'hui si différent d'une vie dont le souvenir même s'est depuis bien longtemps effacé. Ici ces beaux restes ne sont pas inanimés. Ils s'associent et s'harmonisent à la vie qui les entoure et dont les modes sont toujours ceux de jadis. Ils n'ont pas cessé de servir. Ce porche sans prix du fondak des menuisiers est encore habité par des menuisiers. Ils y appuient leurs grossiers paquets de planches, et sans doute c'est depuis longtemps leur usage, car l'émail est très usé, justement à la hauteur de ces planches, et laisse voir par là son dessous terreux de brique. Des hommes aux bernouss cent fois rapiécés passent sous cette belle porte mauresque. »

Loti et Chevrillon n'ont pas la même vision des monuments de la ville de Fès !

Sur le côté gauche de la fontaine, l'auvent - ou ce qu'il en reste – du premier bureau de poste installé dans cette boutique entre la fontaine et le fondouk de la place Nejjarine (ou place des menuisiers)

Pièces jointes: Nejjarine a.jpg (394.8KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: sam. 28 juin 2014 21:59:43

LA FONTAINE NEJJARINE


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(Photographie non signée et non datée. Probablement années 30 et peut-être de Belin)


Chevrillon dans « Un crépuscule d'Islam » déjà cité :

«... sur une place où les mules attendent, c'est une admirable fontaine .Une sorte de manteau de cheminée l'enveloppe, sous un toit déjeté de vieille tuile. Au fond, plaquée sur le mur dans le cadre d'un arceau mauresque, rayonne une mosaïque d'azulejos dont le thème est le même qu'aux minarets mérinides : ocellations bleu paon, bleu turquoise (les plus passionnées couleurs), soleils irradiés et qui tournent les uns autour des autres, entremêlant leurs nimbes et leurs franges , sur un fond mystique d'étoiles.

De ce panneau sans prix, deux jets d'eau tombent dans une auge de faïence, en faisant le petit bruit vivant et frais qui dure depuis des siècles en ce pauvre carrefour. Là des vendeurs d'eau s'occupent à remplir leurs outres en peaux de bête, des femmes viennent puiser, des aïeules surtout, dont la face se découvre dans l'effort qu'elles font pour soulever la cruche, si ridées, chancelantes et sans plainte, comme le vieil animal de peine qui tire et ne connaît plus sa misère …. Alentour, le cailloutis séculaire, des murs décrépits, l'entrée misérable et noire d'une ruelle voûtée.

Pièces jointes: Fontaine Nejjarine B.jpg (137.4KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: dim. 29 juin 2014 22:31:34

LA MÉDINA DE FÈS


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(Photographie légendée "la médina". Service photographique de la Résidence 1929)

Au premier plan des terrasses, disposées en jeu de cubes de pierre irrégulièrement déposés ; derrière d'autres maisons échafaudent leurs pans de murs, sans beaucoup d'ouvertures, mais eux aussi coiffés de terrasses. Terrasses blanchies et reblanchies à la chaux qui finissent par être grises voire noirâtres tant elles ont été ravinées par les pluies.

Le matin elles sont le domaine des ménagères qui viennent étaler sur les cordes, au soleil et à l'air pur, couvertures, coussins et linge divers.

En fin d'après-midi quand l'air est doux et qu'il fait beau les femmes viennent prendre l'air sur les terrasses de leur maison. On dit qu'entre voisines et amies, elles se donnent rendez-vous ; accoudées ou assises sur le parapet, elles discutent et potinent. Les plus hardies enjambent les murs à l'aide d'échelles ou de planches qui forment des ponts au dessus du vide pour aller rendre visite à leurs amies.

Certaines de ces promeneuses aériennes en profitaient pour aller rejoindre leurs amants échappant à la surveillance du mari qui n'avait pas droit de cité sur la terrasse « à l'heure des femmes ».

Je pense que cette existence de « chatte de gouttière » n'est plus trop d'actualité et l'on voit aujourd'hui sur les terrasses de Fès beaucoup plus de touristes dépenaillés que de fasia vêtues d'élégants caftans. L'appel du muezzin de la mosquée voisine et la naissance de la première étoile ne font plus descendre personne des terrasses.

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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: lun. 30 juin 2014 14:46:59

LES TANNERIES

Les tanneurs de Fès occupent trois (ou quatre si l'on compte la petite tannerie de Rahbat et-Tben qui vu sa faible importance est souvent rattachée à la tannerie de Chowwara) établissements principaux assez éloignés les uns des autres :
- la tannerie Chowwara (+ celle de Rahbat et-Tben) près de l'oued el-Kbir
- la tannerie Dar dbgah Sidi Moussa ou Gerniz près du sanctuaire de Moulay Idriss
- la tannerie Dar dbagh Aïn Azliten ou Cherchour au nord de la ville, dans le quartier des chorfa d'Ouezzane.


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(Photographie non signée, non datée mais probablement autour de 1925-30)

Les tanneries Chowwara et Sidi Mousa sont considérées par la tradition locale comme contemporaines de Moulay Idriss. Celle d'Aïn Azliten ne date que du 18 ème siècle. Certains auteurs rapportent qu'au 13 ème siècle il y avait 86 tanneries : outre des chiffres erronés on peut aussi considérer qu'ils font référence à une réalité différente de celle d'aujourd'hui.

Ces tanneries exercent des activités distinctes : préparation des peaux de bœufs à Sidi Mousa, des peaux de chèvre à Aïn Azliten, des peaux de moutons et de chèvres à Chowwara.

Il est actuellement question de délocaliser ces tanneries à l'extérieur de la médina à cause des pollutions diverses qu'elles engendrent.

Pièces jointes: Tanneries b.jpg (272.5KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: mar. 1 juillet 2014 23:35:39

VUE AÉRIENNE DE LA PARTIE NORD DE LA VILLE DE FÈS

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Photo aérienne du janvier 1930. Pilote Adj. Ciavaldini. Photographe : Adj-chef Orihuel. 37ème RA, 9ème escadron
(Photo donnée par Danièle J.).


Au premier plan,la colline d'El Kolla, où se dressent, derrière le Fort Chardonnet, construit en 1912, les vestiges des deux tours carrées des Tombeaux mérinides. Elle domine la médina de Fès. C'est la troisième nécropole mérinide avec le Chellah près de Rabat et la Jama Kbir à Fès-Jdid.

La route, qui se développe en corniche conduit au Bordj Nord (un des deux « bastioun »), construit sur ordre du sultan Saadien Ahmed El Mansour par des esclaves chrétiens. Il semble qu'il ait eu – comme le Bordj Sud - pour fonction de tenir en respect les habitants de la médina plutôt que de les protéger.

La route se poursuit jusqu'à la Casbah des Cherarda dont on aperçoit – quand on sait où ils sont!- les remparts.

En 1930, date de la photo, le café maure des mérinides n'existe pas encore. Il ouvrira en 1932/33.

Avant le Bordj Nord la route domine une falaise abrupte, produite par un effondrement ancien, qui est percée à sa base de nombreuses grottes habitées par de pauvres hères. Ils ont succédé en ces demeures naturelles aux anciens lépreux que pendant longtemps les Sultans y reléguèrent. Ce sont les grottes du Moqta.

Pièces jointes: Mérinides B.jpg (348.2KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: mer. 2 juillet 2014 23:53:19

LA RUE DU COMMANDANT MELLIER ET LE BOULEVARD DU 4ème TIRAILLEURS


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(Photographie du service photographique de la Résidence 1930)

Au premier plan, les immeubles, en cours de finition, de la rue Commandant Mellier, premier chef des Services municipaux de Fès en 1912

On aperçoit une partie du garage Renault et mitoyens au garage les locaux de la Compagnie générale d'Outremer. On distingue également le Régent Hôtel dans la rue du Lieutenant Juge (entre rue Mellier et boulevard)

Derrière, les immeubles en construction du boulevard du 4ème Tirailleurs.

Voilà ce qu'écrit Charlotte Jelidi dans « Fès, la fabrication d'une ville nouvelle (1912-1956) »

« Désireux de ne pas voir la Fès-nouvelle cantonnée au rang de ville provinciale sans envergure, les pouvoirs publics ont pris l'initiative de réserver à la construction d'immeubles de haut standing un vaste terrain du centre-ville, en bordure sud du boulevard du IVème Tirailleurs, artère à qui il est prédit, par la presse et la population, une fonction commerciale de premier plan ».

En 1927, un groupe d'investisseurs se propose pour acquérir les 11 hectares de terrain pour construire 8 immeubles de rapport identiques à usage d'habitation et de commerce. L'offre n'est pas agréée par les services municipaux qui décident de vendre au plus offrant.

C'est le Crédit foncier de l'Ouest africain ( CFAO) qui remporte le marché bien qu'ayant le projet architectural le moins satisfaisant.

Sur la photo on constate qu'en 1929 , seulement trois immeubles sont en construction. La CFAO abandonne finalement trois des terrains acquis à la municipalité et demande des délais pour construire deux immeubles de plus.

Finalement le lotissement est « achevé » -seulement 6 immeubles sur 8 – en 1939 ; quatre architectes ont participé à la réalisation du lotissement, écrit Charlotte Jelidi, soumis à 2 cahiers des charges différents et la réalisation est très différente du projet initial.

« La capacité des services municipaux à gérer la crise née des errements des premiers attributaires est mise en doute et son image altérée par une virulente campagne de presse ».



1 modifications. Plus récente: 03/07/14 11:36 par georges-michel.

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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 3 juillet 2014 12:27:11

FÈS EN CONSTRUCTION EN JANVIER 1930


Sur cette photo aérienne on voit l'état des constructions à Fès en Janvier 1930. Le bâti n'est pas très important pour une ville dont la construction a commencé une quinzaine d'années plus tôt. ( la première vente de terrains date de 1916 et tous les terrains constructibles proposés n'ont pas été achetés).

L'incertitude de l'emplacement de la future gare du Tanger-Fès – prévue depuis 1915/16 à son emplacement actuel, mais confirmée qu'en 1923- gène l'organisation urbanistique et fait hésiter les investisseurs.

La construction à Fès a végété jusqu'en 1925 à peu près et c'est la guerre du Rif qui lance le développement de la ville de Fès

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Photo aérienne 37 ème R.A.-9 ème Es Pilote Adj Ciavaldini. Photographe Adj.Chef Orihuel.
( Photo donnée par Danièle J.)

Sur cette photo on voit le boulevard du 4ème Tirailleurs sous un angle inverse par rapport à la photo précédente, les 3 immeubles sont tout juste commencés.

Au premier plan les villas de l'avenue Foch où l'on peut même voir la villa de mes grands-parents Blin : la villa du milieu du groupe des 3 villas à gauche.

L'avenue de France est tracée et les premières constructions apparaissent.

Le Grand-Hôtel est terminé (1929) mais la Renaissance n'a pas encore d'étage.

Et quand on peut observer la photo à la loupe on lit sur le fronton d'un bâtiment Bar du Ciné Régent: Le Régent existait donc le 17 janvier 1930 !

Pièces jointes: VN 4ème Tirailleurs a.jpg (353.5KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: carole (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 3 juillet 2014 14:06:28

Merci, Georges, pour ces trésors d'informations que constituent tes photos et commentaires sur la construction de la ville nouvelle et les paysages et monuments de la légendaire médina de Fès.
Tu nous gâtes !

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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 3 juillet 2014 15:58:06

Merci Carole. Tu sais que j'ai toujours été partisan du partage des archives; mettre les photos sans les commenter me paraissait un peu juste. Je les mets un peu au fil de mes lectures ou de mes recherches .... et de mon temps disponible entre deux voyages ou missions de solidarité. Cela explique l'irrégularité des mises en lignes tant au niveau de la fréquence que du sujet. Mais j'en ai encore une centaine à proposer

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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 3 juillet 2014 16:24:37

FÈS VILLE NOUVELLE EN SEPTEMBRE 1936

Pour poursuivre dans la série ville-nouvelle et 4 ème Tirailleurs, cette photo aérienne de septembre 1936.(Pilote Adjt Valade, Obs Cne Breyton)

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Voici le commentaire fait au verso:

" Ville champignon, aux immenses buildings, aux larges avenues et aux innombrables et magnifiques jardins, Fès ville- nouvelle est la cité moderne des Européens. Construite à proximité immédiate de Fès-el-Bali, Fès Djedid et du Mellah, elle oppose, en un contraste violent et unique, au Moyen âge le XX ème siècle"

On voit par rapport aux deux photos de 1930 que la ville s'est développée rapidement même si seulement 3 immeubles sur les 8 prévus du boulevard du 4 ème Tirailleurs sont construits. l'Urbaine et les immeubles de l'Avenue de France sont eux aussi édifiés. On peut lire sur l'un d'eux " Grand hôtel de la Paix" sur un autre l'Empire. Le quartier des villas de l'avenue Foch s'est étendu. (il apparaît sur les plans sous le nom de secteur des villas d'Aïn Khèmis et même sous celui de "Cité-Jardin" sur un plan de Prost de 1915 ou 16)



1 modifications. Plus récente: 03/07/14 16:25 par georges-michel.

Pièces jointes: Ville nouvelle en 36 a.jpg (376KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 3 juillet 2014 18:09:46

ENTRÉE DE LA KASBA DES FILALA OU KASBA NOUAR "DES FLEURS" : BAB CHORFA


La kasba des Filala, ancienne forteresse , ne communique avec l'extérieur que par cette seule porte Bab Chorfa, située entre Bab Mahrouk et la partie supérieure de la Tal'a et qui donne sur la place Baghdadi, où se tient un des marchés aux puces de Fès.

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(photographie non signée et non datée, possiblement Belin, autour de 1950)


La porte est monumentale, flanquée de deux belles tours, crénelées en forme de triangles mais la Kasba abrite des maisons pauvres et misérables et ses habitants n'avaient pas bonne réputation.

Voici ce qu'en disait Michaux-Bellaire, dans une étude inédite sur Fès mais citée par Roger Le Tourneau dans Fès avant le protectorat.

" Elle est uniquement habitée par des Chorfa Filala, parents du Sultan. L'entrée est interdite aux Européens et aux Juifs, et il est même dangereux d'y pénétrer pour les Musulmans n'appartenant pas à la famille des Filala. Le Sultan a fait de cette qaçba une sorte d'asile pour ses parents pauvres qui n'ont rien de princier dans l'apparence. Ivrognes et débauchés, les Chorfa Filala des deux sexes se livrent aux plus ignobles orgies dans leur qaçba qui a Fès a la réputation d'un véritable coupe-gorge".

Michaux-Bellaire n'ayant pu pénétrer dans la Kasba les informations sont peut-être discutables. D'autres parlent d'un quartier « fort original et plutôt pauvre »

Pièces jointes: Porte Kasbah Filala b.jpg (388.7KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 4 juillet 2014 14:04:00

FÈS-JDID ET LE MELLAH VUS DU SUD


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Photographie de Flandrin non datée, mais avant 1920. Légende au dos : « quartier du mellah, vu de l'infirmerie du camp de Dar Mahrès ».

Laissons la parole à Alfred Bel dans « Le Maroc Pittoresque, Tome I, Fès » qui commente une photo identique de 1916 du Commandant Laribe:

« A gauche, et extérieurement au rempart Mérinide, surmonté de merlons, le cimetière israélite se détache en blanc, tout près du Mellah ou quartier juif, datant du XIIIème siècle. Derrière sont les palais du Sultan avec le Minaret de Lella-Aminâ.

Au delà, on devine les jardins d'oliviers devant lesquels une tache blanche marque l'emplacement du Msalla où se fait aux trois fêtes principales de l'Islam, la prière de huit heures du matin, dite çala-t-el-eïd.

L'horizon est fermé par la ligne des collines prolongeant le Zalagh vers l'Ouest. »

Au premier plan, quelques ânes chargés de briques qui proviennent des fours des briquetiers ; ces briqueteries traditionnelles se trouvaient à gauche du chemin menant aux camps de Dar Mahrès.

Ce chemin était le raccourci emprunté par les militaires qui se rendaient pour les sorties nocturnes dans les cafés du Mellah et de la Grande-rue de Fès-Jdid et dans les accueillantes maisons du quartier "chaud" de Moulay Abdallah

Pièces jointes: Fès-Jdid et Mellah .jpg (312.6KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: sam. 5 juillet 2014 23:34:20

HÔPITAL COCARD : PAVILLON DES FEMMES

L'hôpital Cocard est installé sur l'emplacement de l'infirmerie créée par le docteur Cristiani à son arrivée à Fès fin 1910. Cristiani organise une infirmerie que l'on pourrait qualifier de «mixte» : pour les membres de la mission militaire française mais aussi pour les troupes chérifiennes ( tabors ) et leurs familles qui les accompagnent toujours à cette époque là. Cette infirmerie, avec quelques lits d'hospitalisation, est située dans la casbah des Cherarda et le sergent-infirmier Claude Cocard en est le « patron ».

En avril 1912 lors du soulèvement des tabors cantonnés dans la Casbah des Cherarda, Cocard est à son poste, dans l'infirmerie et n'envisage pas d'abandonner ses malades. La situation s'aggravant et des cadres militaires français ayant été tués par les mutins, Cocard le deuxième jour décide de quitter la Casbah, accompagné de soldats indigènes restés fidèles. Il sera tué alors qu'il était déjà sorti de la Casbah, par des cavaliers rebelles.

Sur proposition des autorités médicales et militaires, le nom de Cocard est donné à ce qui n'est encore que l'Infirmerie Indigène des Cherarda. Elle deviendra en 1914, sous l'impulsion conjointe de Lyautey et de Cristiani, l'Hôpital Cocard, premier établissement hospitalier pour indigènes ouvert au Maroc.

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Photographie du service photographique de la Résidence. 1929. Pavillon des femmes.

Les sœurs franciscaines de Marie font leur entrée à Fès – en autos militaires pavoisées de drapeaux !- en avril 1915 et en novembre 1915 les premières sœurs aident aux soins à l'hôpital Cocard. A partir de 1916, onze sœurs logées dans un pavillon au sud de l'hôpital assurent régulièrement le suivi des soins et des services hospitaliers. Elles assureront leur service pendant plus de quarante ans.

Aujourd'hui l'hôpital Cocard s'appelle l'hôpital Ibn el Khatib

Pièces jointes: Hôpital Cocard a.jpg (326.2KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: dim. 6 juillet 2014 12:21:35

DISPENSAIRE ANTI TUBERCULEUX DE FÈS

Le dispensaire antituberculeux de Fès est le premier dispensaire ouvert au Maroc dans le cadre de la lutte contre la tuberculose. Il est ouvert en février 1921, en médina, dans le quartier de Ras Jenane par la Société française de secours aux blessés militaires.

La Maréchale Lyautey montre sa sollicitude pour les tuberculeux en faisant don au dispensaire d'appareils de radiographie, de rayons-ultraviolets, de pneumothorax. ( A l'époque, avant la découverte des antibiotiques, la seule thérapeutique proposée est la collapsothérapie. La technique consiste à mettre le poumon “au repos” en laissant entrer l'air ou en injectant un produit huileux entre les feuillets de la plèvre, détachant ainsi le poumon des côtes. Cette manœuvre barbare soulage provisoirement le patient mais s'accompagne de complications multiples parmi lesquelles la perte du poumon n'est pas exclue)

Le dispensaire fournit aux malades les soins, les conseils et les médicaments dont ils ont besoin et à la fin des années 1940, le nombre de consultants était d'environ 2 500 par an.

J'ignore par contre pourquoi ce dispensaire a été créé dans ce quartier de la médina.

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Photographie du Service photographique de la Résidence 1929. N° 463 Dispensaire anti- tuberculeux

Si l'on regarde la photo il semble que l'on y soigne autre chose que la tuberculose … ? même s'il existe de formes cutanées de la tuberculose …. ou qu'en plus de la tuberculose on puisse avoir une autre pathologie …

Il est également intéressant de comparer cette photo avec la précédente ( hôpital Cocard): la population des consultantes paraît différente . Les consultantes de Cocard semblent plus « blédardes », celles du dispensaire plus citadines.

L'hôpital Cocard a toujours été connu pour avoir un nombre important de consultants venant des alentours de Fès, en particulier le jeudi, où les gens après être passés par le souk el Khémis, pour acheter aux bonimenteurs présents talismans et poudres magiques venaient essayer la médecine du " marabout " Cristiani dans l'hôpital tout proche.

Pièces jointes: Dispensaire anti a.jpg (319.2KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: dim. 6 juillet 2014 19:17:04

LE PRÉSIDENT GASTON DOUMERGUE RENCONTRE LE PACHA BEN BOUCHTA BAGHDADI

En octobre 1930 le président Gaston Doumergue (debout au centre ) entreprend une visite au Maroc et séjourne à Fès le 18 octobre, avant de se rendre au Djebel Hebri et à Marrakech.

A Fès il rencontre le Pacha Ben Bouchta Baghdadi (assis à Droite) qui a été nommé pacha de la ville de Fès sur proposition des autorités françaises après les événements d'avril 1912.

Fès est la première ville à être dotée, par un dahir du 2 septembre 1912, d'un conseil municipal, le "Medjless el Medina" ou "Medjless el Baladi" qui comprend 3 sections : musulmane, israélite et française.

Bouchta Baghdadi est resté pacha de Fès pendant une vingtaine d'années.

La rencontre a lieu au siège de la section musulmane au quartier Essiaj.

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(Photographie du Service photographique de la Marine . 18 octobre 1930)

Ce bâtiment existe toujours ; il n'est pas mis en valeur malgré un magnifique décor et au contraire, même s'il a été rénové il y a quelques années, l'installation de goulottes en plastique qui « courent » le long des murs pour des connections informatiques dégrade le site ... qui n'est pas ouvert aux touristes.

Pièces jointes: Doumergue Baghdadi a.jpg (292.9KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: dim. 6 juillet 2014 23:23:03

SALON DE LA RÉSIDENCE GÉNÉRALE À FÈS

La Résidence générale (Dar Beida) à Fès n'est autre que le Palais de Bou Jeloud, commencé par Moulay El Hassan ( XIX ème siècle), terminé par ses fils Moulay Abd el Azziz et Moulay Abd El Hafid (XX ème siècle), et aménagé en 1914 pour recevoir la Résidence générale.


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Cliché Résidence 1929)

Lyautey s'y installa de manière définitive début 1915.

Jusqu'à la fin de 1914, le général Lyautey lorsqu'il s'arrêtait à Fès, descendait à Dar El Glaoui, « pied à terre » - mais véritable palais - appartenant au caïd El Glaoui. ( on peut encore le visiter aujourd'hui, il a perdu son charme d'antan mais le gardien est un personnage original !).

A son arrivée à Fès, Lyautey s'était installé, en mai 1912 au Palais Mnebhi, (palais du ministre de la guerre), dans le Tala'a Sghira , demeure qui devait ensuite accueillir temporairement le collège Moulay Idriss avant la construction de l'actuel collège, sur l'esplanade de Bou Jeloud.

La Résidence comprenait plusieurs corps de bâtiments séparés et entourés de vastes et beaux jardins au milieu desquels passait une dérivation de l'oued Fès. Lyautey avait fait installer une maison des artistes qui recevait les artistes boursiers du Maroc.

Pièces jointes: Salon Résidence a.jpg (383.8KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 17 juillet 2014 17:54:49

BAB KBIBAT ES-SMEN


La route la plus fréquentée pour arriver à Fès, était la route de l'Ouest, celle de Meknès, de Tanger et de la côte atlantique.

A l'approche de la ville, on aperçoit à droite les murs du Palais du Sultan, à gauche un vaste cimetière sur une colline en pente douce, avec au sommet la msalla du Sultan (oratoire en plein air, où se font les prières matinales de l'Aïd Seghir et de l'Aïd Kebir).

Un peu avant d'arriver à la hauteur de la msalla, la route, à l'endroit appelé Kbibat es Smen, ( « la petite hauteur du beurre », pour Michaux-Bellaire) se partage en deux branches : l'une, longeant les murs du Palais, entre dans la ville par Bab Segma, aux deux tours massives ; l'autre prend sur la gauche et passe au bas de la msalla.

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Photographie vers 1920, attribuée – sans certitude – à Morreel, photographe à Paris

Voici ce que nous dit Le Tourneau dans « Fès avant le protectorat » : « après avoir franchi la porte de Bab Segma, le voyageur pénètre dans un couloir sordide, bordé de quelques pauvres boutiques ; tout cela est décevant, presque irritant : on dirait que la ville s'est ingéniée à décourager celui qui la prend par là, à le repousser, à lui faire rebrousser chemin. Puis brusquement les boutiques s'écartent sur la droite, démasquant une nouvelle porte, celle de la « Niche au beurre » (Bab Kbibat es Smen) ; la déception s'évanouit en même temps qu'on la franchit : une vaste place rectangulaire, cernée de hauts remparts, descend vers une masse architecturale solidement équilibrée : deux tours crénelées à deux étages qui flanquent une porte monumentale. Le sol peut être rugueux et bosselé, le voyageur n'en aura cure, tendu qu'il est vers cette construction grandiose : il est bien cette fois à l'entrée d'une capitale ».

On aperçoit, au fond la porte de Bab Seba « porte du Lion »

Pièces jointes: Porte a.jpg (299.8KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 17 juillet 2014 19:09:20

VIEUX MENDIANT ARABE À FÈS

Beaucoup de Fasi ont leurs mendiants attitrés qui, chaque jour, viennent leur demander de quoi subsister. Chaque quartier a son ou ses mendiants ordinaires, chaque Fasi aisé a sa clientèle de pauvres.

D'autres mendiants, estropiés ou surtout aveugles (ce qui pourrait être le cas de celui de la photographie), s'établissent à poste fixe, à la porte d'une mosquée, aux alentours du sanctuaire de Moulay Idriss, dans une rue passagère - mais à l'abri de la circulation des mulets ou ânes - où ils font appel d'un ton monocorde à la charité des passants. Ils ont souvent eux-aussi leurs bienfaiteurs habituels : croyants qui vont faire leurs dévotions, commerçants du quartier, etc …

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Photographie vers 1920,légendée " Fès, vieux mendiant arabe" attribuée à Morreel, photographe à Paris

Des fondations pieuses prenaient habituellement en charge ces défavorisés.

D'autres mesures sont sous-tendues par des motivations moins altruistes . Ainsi M. de Perigny dans « Au Maroc : Fès » 1917- chapitre : La vie à Fès- écrit : En mai 1914, afin de débarrasser les rues des nombreux mendiants pouilleux et souffreteux qui s'y entassaient la nuit venue ainsi que dans la partie réservée du sanctuaire de Moulay Idriss, on construisit un village de chaumières dans un jardin situé au bout de la ville entre Bab Fetouh et Bab Sidi Bou Jida où l'on put reléguer un certain nombre de ces miséreux dont l'aspect était souvent répugnant et la promiscuité toujours dangereuse. »

Pièces jointes: Mendiant Fès a.jpg (399.6KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 18 juillet 2014 15:16:19

LAVEUSES À FÈS

La ville de Fès est riche en eau, tous l'ont souligné, depuis l'auteur du Rwad el-Kirtas jusqu'aux auteurs modernes en passant par Léon l'Africain.

Le pieux et docte Abu Fdel En Nahwy a décrit Fès en quelques vers où il chante ses eaux: «  O Fès, tu réunis en toi toutes les beautés de la Terre. De quelle bénédiction, de quels biens ceux qui t'habitent ne sont-ils pas comblés ? Est-ce ta fraîcheur que je respire, ou est-ce la santé de mon âme ? Tes eaux sont-elles de miel blanc ou d'argent ? Qui peindra ces ruisseaux qui s'entrelacent sous-terre et vont porter leurs eaux dans les lieux d'assemblées, sur les places et les chemins ».

Léon l'Africain évoque une corporation des lavandiers, qui a disparu et c'est maintenant essentiellement les femmes qui assurent le lavage du linge comme on peut le voir sur les photos suivantes.

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Photographie J.Boushira , vers 1920, avec légende : Laveuses à l'oued près de Bab Jiaf

Pièces jointes: 014 Laveuses Bab Jiaf a.jpg (532.7KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 18 juillet 2014 15:23:04

LAVEUSES À FÈS


Cette eau est fournie par de nombreuses sources comme l'atteste la toponymie de Fès où l'on trouve beaucoup de Aïn : Aïn el Bghel, Aïn Azliten, Aïn Allou …, mais aussi par des puits, l'oued Fès et ses diverses branches

L'eau sert, couramment, au nettoyage de la voie publique, à irriguer les jardins, à remplir fontaines et bassins ; mais l'utilité primordiale de l'eau est d'assurer les besoins domestiques

L'eau de Fès, utilisée pour la toilette, selon le Rwad el Qirtas, a la réputation d'adoucir la peau et de faire disparaître les parasites.

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Photographie vers 1920, anonyme et légendée : Fès, laveuses, Aïn el Aiounett -j'ignore où est situé ce lavoir

Les lavoirs étaient nombreux et on peut aussi, « sans qu'il y ait besoin de savon y laver le linge; l'eau donne à celui-ci une blancheur immaculée, un lustre sans égal, un éclat incomparable et un parfum exquis, tant qu'on pourrait affirmer que les vêtements ont réellement été lavés au savon » Rwad el Kirtas

Pièces jointes: Laveuses Fès a.jpg (462.3KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 18 juillet 2014 15:29:59

LAVEUSES INDIGÈNES À FÈS

Autre photographie d'un lavoir à Fès, toujours vers 1920

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Cette photographie, attribuée à Morreel, est intitulée « Laveuses indigènes à Fès »


Ces lavoirs, si l'on en croit les photographies, ne sont pas seulement un lieu où l'on lave le linge mais sont aussi un espace public de convivialité, rempli de vie, où l'on vient avec les enfants et où les femmes ont une occasion de se rencontrer et de cancaner, diront les mauvaises langues !; un équivalent du café pour les hommes … mais en plus elles travaillent !!

Ces photos renseignent aussi sur la manière de s'habiller de ces femmes du peuple, probablement domestiques pour la plupart, et sur le matériel qui leur était nécessaire : baquets, hottes, bassines et paniers, barres de bois etc …

Heureusement que les sources, fontaines et rivières de Fès ont des vertus merveilleuses dues à la baraka de Moulay Idriss, fondateur de Fès car dans le contexte de ces lavoirs naturels, l'eau risque d'être vecteur de contagion et le linge, porté et/ou lavé, porteur de toutes sortes de germes à partager !

Pièces jointes: Laveuses indigènes a.jpg (424.2KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 18 juillet 2014 21:26:28

PANORAMA DE FÈS

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Photo Flandrin, 128 rue Gay-Lussac Casablanca


MICHAUX-BELLAIRE, en 1906, dans « Description de la ville de Fès »:

" Après avoir dépassé le « Bestioun » - Borj Nord - on découvre devant soi, en contre-bas sur la droite, le panorama de Fès El Bali, qui se déroule en suivant la pente de la vallée de l‘Oued Fès.

Le coup d'œil est réellement admirable et d'une originalité saisissante ; la première impression est celle d‘une grande nappe blanche formant un creux vers le milieu comme un vaste pli et s'étendant en longueur; puis on distingue les terrasses des maisons s'étageant, serrées les unes contre les autres, sans laisser voir les rues que l'on devine à peine; les toits verts des mosquées et des sanctuaires forment des taches plus sombres et les minarets carrés apparaissent, les uns élancés, blancs et garnis de mosaïques de faïence, les autres trapus et gris, perdus au milieu des maisons plus élevées.

Au sud et à l'est, les jardins de l'intérieur des murs, se confondant avec ceux du dehors, prolongent la ville dans la verdure.

Ce qui rend tout particulier l'effet produit par cette grande ville que l'on a sous les pieds, devant soi, c’est le silence profond. Aucun bruit, aucune rumeur, aucun bourdonnement. N’étaient-ce les quelques silhouettes de femmes que l'on peut apercevoir allant et venant sur les terrasses, il semblerait que l'on est en face d’une ville abandonnée.

C’est que la vie à Fès est en bas, dans les rues étroites et profondes, dont on soupçonne à peine le tracé en regardant, d'en haut, les terrasses des maisons qui paraissent tenir toutes les unes aux autres.

Pièces jointes: Panorama Fès a.jpg (313.9KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 18 juillet 2014 23:29:32

PANORAMA DE FÈS (2)


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Photo Flandrin, 128 rue Gay-Lussac Casablanca . Photographie prise près des Mérinides

Au milieu des vergers et des jardins qui enserrent la ville, les murs d'enceinte serpentent, escaladant rochers et collines, disparaissant dans les bas-fonds pour reparaître sur les hauteurs. Les murailles sont d'aspects divers, en partie « ruinées », parfois réparées car les guerres au cours des siècles y ont ouvert de nombreuses brèches et l'on peut voir des remparts en pisé troués, peut-être par des boulets tirés du « bastioun ».

Aujourd'hui sur la muraille au centre de la photographie, les « dégâts » sont encore plus importants, le rempart a été largement ouvert pour permettre une voie d'accès en voiture jusqu'aux tanneries d'Aïn Azliten et au Talaa Kbira

Au premier plan, c'est une bonne partie du quartier d'El Lemtiyin que l'on voit – il s'étend de de Bab Mahrouk à Bab Gisa dans toute la partie nord de l'ancien Adouat el Qaraouiyin – et les premiers habitants ( les Lemtiens) venaient du Lemta, c'est à dire du nord de Fès et des vallons boisés d'oliviers qui entourent le Zalagh.

La presque totalité d'El Lemtiyin qui est attenante au mur d'enceinte est recouverte de plantations et beaucoup de maisons sont entourées de jardins.

Pièces jointes: Panorama vu du nord a.jpg (305.6KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: mar. 22 juillet 2014 15:41:19

INTÉRIEUR DE LA MOSQUÉE KARAOUIYINE

Avec la mosquée des Andalous, la mosquée Karaouiyine est la plus ancienne de Fès.

Parmi les nombreux Kairouanais qui vinrent chercher asile à Fès se trouvaient Si Mohamed el Fehery ( ou el- Fihri ) et sa famille.

Deux versions existent à propos de la construction de la Karaouiyine.

Mohammed el-Firhi avait deux filles, Fatima et Mariam, auxquelles il laissa à sa mort une fortune importante. Pieuses et d'une grande vertu, souhaitant attirer sur elles la bénédiction de Dieu, les deux sœurs prises d'une sainte émulation firent bâtir chacune une mosquée : Fatima la mosquée des Kairouanais ( la Karouiyine) , Mariam la mosquée des Andalous. Les travaux commencèrent le premier jour du Ramadan de l'an 859 pour la Karouiyine, en 869 pour la mosquée des Andalous. C'est la version la plus souvent admise ( Voir dans cette rubrique la mosquée des Andalous 7 juin 2014)

Certains auteurs, étonnés par le parallélisme entre l'histoire des deux sœurs et de la construction des mosquées proposent une autre version : à la mort, coup sur coup, de son mari et de sa sœur, Fatima, héritant d'une fortune considérable, décida de la dépenser dans des œuvres pies. Elle décida d'acheter un terrain et d'y faire construire la mosquée Karaouiyine, espérant être récompensée dans l'autre monde du bien qu'elle aurait fait sur terre.


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Photographie vers 1920, intitulée « Fès, intérieur de la mosquée Karaouiyine » mais non signée ( peut-être Boushira)


Quelle que soit la véritable version – qui ne change d'ailleurs pas grand chose à la construction de la Karaouiyine - on constate que la foi est assez vive à Fès pour que la construction de ses deux mosquées soit due à une initiative privée : le souverain n'est pas obligé de financer sur sa cagnotte personnelle la construction d'un sanctuaire.

Fatima vécut « saintement » pendant toute la durée des travaux – certains auteurs anciens affirment même qu'elle jeûna pendant tout le temps de la construction – avec la certitude, que rien qui ne fut parfaitement légitime et pur, n'avait été employé pour l'édification de la mosquée.


De la mosquée primitive il ne reste pas grand chose aujourd'hui, l'édifice ayant été remanié à plusieurs reprises au fil des ans. La Karaouiyine depuis sa création a fait l'objet de la vénération de toutes les dynasties et chaque souverain a voulu y laisser une trace de son règne.

Elle reste encore actuellement la mosquée la plus célèbre du Maroc.

Pièces jointes: Karaouiyine a.jpg (322.5KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: mer. 23 juillet 2014 00:01:06

FEZ VILLE-NOUVELLE: PLACE DE L'INDUSTRIE EN JANVIER 1926

Photographie aérienne du 16 janvier 1926 centrée sur l'horloge de la place de l'Industrie – future place Clémenceau

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C'est un peu le cœur de la ville nouvelle que l'on voit.

Fez Ville-Nouvelle s'est développée, loin de la médina, à proximité des camps de Dar Dbibagh et de la gare de la « voie de 60 » à partir de 1916. La population européenne est faible à cette époque là - quelques centaines de personnes – et la première adjudication de terrain réservée aux européens n'est pas un succès : à peine un peu plus de la moitié des lots proposés trouve acheteurs.

Ce n'est qu'au début des années 1920 et surtout à partir de 1925 que la Ville-Nouvelle se développe. Les nouvelles adjudications de terrain à bâtir sont ouvertes à tous et entre 1920 et 1925 les principaux acquéreurs sont des marocains : ce sont eux qui concourent à l'urbanisation de la ville nouvelle.

Bien qu'amorcé dix ans plus tôt, le développement de Fès sur cette photographie semble en être à ses débuts : des chantiers partout, des espaces libres, peu de bâtiments à étage. On peut même constater qu'aucun des trois futurs cinémas du centre – Bijou, Rex, Astor, - n'existe encore !!

( Sur la fondation de la ville nouvelle voir dans cette même rubrique mon post du 12 septembre 2009 [adafes.com] )

Pièces jointes: 003 Vue aérienne 1926 a.jpg (528.3KB)  
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Re: FÈS EN PHOTOS
Envoyé par: georges-michel (Adresse IP journalisée)
Date: mer. 23 juillet 2014 23:36:12

PLACE DE L'INDUSTRIE ET " LA RENAISSANCE " EN 1929

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Photographie des services photographiques de la Résidence 1929


Photographie, prise de la partie sud du boulevard Poeymirau, qui montre le Grand Hôtel ( propriétaire Pagnon, Architecte Emile Toulon) tout juste construit. Inauguré en 1929, il manque déjà le G de Grand ! Il est d'ailleurs amusant de noter que sur bon nombre de cartes postales entre 1930 et 1950 il manque très souvent une des lettres de Grand Hôtel.

On note surtout que l'étage du café « La Renaissance » est en construction en 1929.

Sur la vue aérienne de 1926 (photo précédente) on voit que « La Renaissance » était en construction. Sur le Bottin de 1926 « La Renaissance » n'est pas mentionnée. « La Renaissance » apparaît dans la rubrique « Cafés » pour la première fois en 1927.

Dans le Bottin 1928 , on trouve Brasserie de la Renaissance, Echaubard propriétaire.

En 1930, après la construction de l'étage, dans le Bottin, à la rubrique Cafés et Brasseries on peut lire « Brasserie de la Renaissance, établissement de 1er ordre. Consommation de choix. Repas froids. Bar américain ouvert la nuit. J. Guillen propriétaire. Bd du Général-Poeymirau et place de l'Industrie. Fez Ville-nouvelle. T : 30-32 Reg.Com.: Rabat 226. »
C'est le café qui a la publicité la plus importante, les autres cafés de la rubrique ne sont mentionnés que par leur nom. Le nouveau propriétaire a le sens de la communication !

Dans ce même Bottin de 1930, La Renaissance apparaît aussi dans la rubrique Cafés-Concerts-Dancings, en compagnie du Café Glacier de Conqui et du Maroc-Hôtel de Serène, tous deux Place du Commerce, au Mellah.

En 1931, « La Renaissance » est dans le Bottin aux mêmes rubriques, mais c'est la « Brasserie Majestic. P. Garcia Propriétaire, Au centre des Affaires, Accadémie de Billards ( 6 billards Hénin) Place de l'industrie Fez V.N. T : 30-61 » qui tient le haut de l'affiche. (Accadémie avec 2 C comme d'ailleurs pour l'Accadémie de Billard qui vient d'ouvrir au Maroc-Hôtel ).

La Brasserie Majestic succède au Café « La Régence » dont on aperçoit sur la gauche de la photographie le store en toile à rayures en partie replié. La Régence était installée Place de l'Industrie depuis la fin des années 1920 (elle est mentionnée à partir de 1926 et le propriétaire était déjà P. Garcia ). C'est aujourd'hui « Le Cristal ».

Pièces jointes: La Renaissance a.jpg (329.4KB)  
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